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Missions annexes au doctorat

Au cours de la thèse, et en plus de son travail de recherche, un doctorant peut assumer des missions supplémentaires dont l'accès est lié au mode de financement dont il bénéficie.

L'éventail le plus large de missions supplémentaires est réglementairement associé au contrat doctoral et porte sur les champs suivants :

  • la diffusion de l'information scientifique et technique en direction de publics variés dans le cadre de manifestations " grand public " (fête des la Science) ou plutôt réservées à des populations scolarisées à différents niveaux (forum des sciences, journées d'immersion, ateliers en collèges ou lycées) ;
  • la valorisation de la recherche au sein des dispositifs institutionnels prévus à cet effet par les établissements ou les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) ;
  • la production de conseils ou d'expertises destinées à des entreprises ou à des collectivités publiques, dont les préoccupations se superposent avec le champ d'investigation scientifique du doctorant ;
  • l'enseignement au sein des établissements d'enseignement supérieur. S'agissant en l'occurrence de la situation auparavant désignée sous le terme de " monitorat ", cette dernière mission est de loin la plus pratiquée, et présente la particularité d'être accompagnée d'un formation obligatoire. En Lorraine, les doctorants contractuels détenteurs d'une mission complémentaire d'enseignement reçoivent une formation à la pédagogie et à la connaissance du monde universitaire dispensée sur 21  jours au cours des 3 années de thèse. Les doctorants contractuels chargés d'enseignement sont parfois désignés sous l'acronyme "DCCE". Pour 2013-2014, renseignez-vous ici.

Toutes les missions accessibles au doctorant contractuel font partie de son temps de travail réglementaire (1607 h par an) à raison d'un 1/6 de celui-ci. Dans le cas de la mission d'enseignement, cela correspond à 64 HETD (heure équivalent travaux dirigés) à réaliser en présence des étudiants. Une mission complémentaire peut être composite et se réaliser sur deux ou plus des 4 items cités plus haut, selon des proportions définies au cas par cas. D'une année à l'autre, une mission complémentaire peut être poursuivie telle quelle (le cas le plus fréquent), interrompue en totalité, ou encore modifiée dans son contenu.

Pour les doctorants ne bénéficiant pas d'un contrat doctoral, l'accès à des missions complémentaires dépend directement de la nature du mode de financement. Dans le cas des conventions CIFRE par exemple, la contribution au fonctionnement des entreprises est intrinsèquement contenue dans le sujet de thèse, et n'offre aucune latitude pour assumer d'autres missions complémentaires. Dans d'autres cas (bourses BDI du CNRS, ou financements en provenance d'autres organismes de recherche), les négociations sont à mener au cas par cas par les doctorants pour déterminer si une charge de travail supplémentaire  est considérée comme acceptable par l'organisme contractant et le laboratoire d'accueil. Pour les autres situations, comme dans le cas précédent lorsqu'il y a accord, la mission annexe est généralement réalisée sous forme de vacations en enseignement (64 HETD au maximum par an ?) selon les règles précisées dans la rubrique "Le financement de la thèse".

Il est conseillé de régler les questions concernant ces activités annexes en parallèle à l’inscription au doctorat.

 

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