Prix littéraire Frontières

L’Université de Lorraine, en collaboration avec l’Université de la Grande Région (UniGR), a créé en 2021 le prix littéraire Frontières. Ce prix est devenu un rendez-vous incontournable, distinguant le meilleur roman de l’année explorant la thématique des frontières.

Pour sa sixième édition, le concours de nouvelles étudiantes « Écrire aux frontières » fait son apparition, afin de mettre à l’honneur la création littéraire au sein de la communauté étudiante de l’UniGR. La nouvelle organisation du prix littéraire est l’occasion d’apporter une réflexion sur les enjeux liés à l’Intelligence Artificielle (IA) dans la création.

Découvrir le prix littéraires Frontières

Piloté par Grégory Hamez, enseignant-chercheur, le comité de sélection a pour mission de lire et de sélectionner les dix romans finalistes de la rentrée littéraire.

Les 10 romans sélectionnés pour la 6e édition du prix :

Ce comité se plonge dans les parutions de l’année en cours, scrutant avec attention les romans publiés en français ou traduits pour la première fois en français. Chaque œuvre retenue doit être une proposition en prose pouvant être un roman, une autofiction ou un récit et doit interroger de manière forte la notion de frontière, tant géographique que symbolique.

Composé de personnalités académiques, littéraires et culturelles, le jury a pour mission de lire en intégralité les 10 romans finalistes et de désigner le roman lauréat.

Marie Semelin remporte la 6e édition du prix littéraire Frontières avec le roman Les certitudes

Le jury de sélection, présidé par Pierre Degott, vice-président du Conseil de la vie universitaire, est composé de quatre étudiantes et étudiants, de quatre enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, ainsi que de quatre personnes issues du monde du livre et de la culture. Réuni le 31 mars 2026, il a choisi de récompenser Les certitudes de Marie Semelin, un premier roman qui coche toutes les cases !

L’avis du jury : Ancré dans le post-7 octobre avec une délicatesse et une intelligence rares, le roman traite du conflit israélo-palestinien sans choisir de camp, sans lourdeur, avec même une bonne dose d’humour. Le titre dit tout : c’est un livre qui vient travailler nos certitudes de l’intérieur, nous inviter à les interroger, à les déconstruire, pour mieux retrouver l’autre de l’autre côté. Le jury a voulu saluer ce geste : un premier roman courageux, fidèle au thème de la frontière et porteur d’un message de fraternité.

Les certitudes de Marie Semelin, édition Lattès

Une jeune femme déboussolée s’envole pour Israël, sur les traces de sa colocataire de 75 ans, tout juste disparue. 1955. Une petite fille grandit d’un côté du no man’s land à Jérusalem, de l’autre, un petit garçon cherche une photo abandonnée lors de la fuite de sa famille.

Découvrir LE concours de nouvelles « ÉCRIRE AUX FRONTIÈRES »

Dans la continuité du prix littéraire Frontières, le nouveau concours « Écrire aux frontières » vise à stimuler la création littéraire au sein de la communauté étudiante de l’UniGR. Il invite les étudiantes et étudiants inscrits pour l’année universitaire 2025-2026 à créer des nouvelles originales, rédigées en français et traitant du thème de la frontière, entendu dans ses dimensions géographiques et spatiales, mais aussi sociales, symboliques et/ou imaginaires.

Pour toute question : concours-frontieres@univ-lorraine.fr

Les prix sont attribués par un jury composé de quatre étudiant.es, trois enseignant.es-chercheur.es et une personne issue du monde culturel. Le jury est présidé par un.e étudiant.e. Le jury évalue les textes selon leur qualité littéraire, leur originalité et leur cohérence narrative. Les vingt meilleures nouvelles sont publiées dans un recueil de nouvelles.

Amire Terak, étudiant en L2 Droit à Metz, a remporté le prix de la nouvelle sans IA pour sa nouvelle : Le poids du fusil.

Yanis Saouda, étudiant en M1 Création de projets numériques, a quant à lui été récompensé pour la meilleure nouvelle avec utilisation de l’IA, intitulée : Je, Tu, Il, Elle… Ça.

Les prix ont été remis par Eva Guthleber, présidente du jury du concours de nouvelles, avant une lecture des deux textes lauréats par les étudiantes et les étudiants du Théâtre universitaire de Nancy.

Les nouvelles de la communauté étudiante sont également à retrouver dans un recueil accessible en ligne :

Les archives des éditions précédentes

Cinquième édition du Prix Littéraire Frontières – 2025

Et la gagnante est …

Le 5 mars 2025, les 22 membres du jury rassemblés à Metz, se sont prononcés en faveur de l’auteure
franco-Bulgare Elitza Gueorguieva pour son roman Odyssée des filles de l’Est aux éditions Verticales. La
lauréate recevra son prix le 5 avril prochain à l’hôtel de ville de Metz dans le cadre du Livre à Metz –
Festival Littérature & Journalisme

L’avis du jury
Le jury est heureux de saluer un roman magnifique, profondément drôle, d’une liberté de ton réjouissante d’Elitza Gueorguieva, Odyssée des filles de l’Est. Un texte décalé qui nous tend un miroir corrosif sur l’identité, le statut d’étranger en France, sur tous les préjugés qui pèsent aussi sur celles qui arrivent a fortiori de l’Est. Le portrait croisé tragico-comique de deux femmes bulgares tout juste arrivées à Lyon, l’une étudiante, l’autre contrainte à la prostitution. Une oeuvre qui aborde plusieurs dimensions de la frontière (sociales, géopolitique, psychologique…), ­­notamment à commencer par celle de la langue, avec une maestria et une jubilation, qui a emporté le jury. 

« J’utilise des expressions françaises quand je suis en Bulgarie, et, quand j’écris, il arrive que des
structures grammaticales bulgares surgissent dans mes phrases en français. Je l’accepte. Je resterai
toujours dans cette inquiétante étrangeté, hors norme, hors pays – c’est une condition humaine un peu à
part, mais qui me parle.
» Elitza Gueorguieva

La lauréate
Née à Sofia (Bulgarie) en 1982, Elitza Gueorguieva a reçu le prix SGDL André
Dubreuil du premier roman pour Les cosmonautes ne font que passer
(Verticales, 2016). Elle a réalisé deux films documentaires : « Chaque mur est
une porte » et « Notre endroit silencieux » (Les Films du Bilboquet, 2015 et
2021). Odyssée des filles de l’Est est son deuxième roman, paru en 2024.

Les 10 ouvrages sélectionnés

Découvrez les membres du jury

Quatrième édition du Prix Littéraire Frontières – 2024

Et le gagnant est …

Le 6 mars 2024, le jury rassemblé à Metz, s’est prononcé en faveur de l’auteur Sylvain Prudhomme pour son roman L’enfant dans le taxi aux Éditions de Minuit. Le lauréat recevra son prix le 20 avril 2024 à l’hôtel de ville de Metz dans le cadre du Festival du Livre à Metz.

L’avis du jury
Au-delà de l’enquête documentaire portant sur l’histoire franco-allemande et de la question du sort des enfants de la guerre restés de l’autre côté de la frontière, le jury a salué l’extrême délicatesse de cette histoire tissée de silences, de secrets de famille imbriquant liens du sang et liens conjugaux, grâce à cette quête incessante de l’indicible. La prose subtile de Sylvain Prudhomme, parfois à la lisière des genres (poème en prose) met en exergue, avec douceur et bienveillance, la vulnérabilité des êtres à la marge. Une façon originale d’aborder également l’enjeu mémoriel de la frontière qui explore les rapports entre mémoire et frontière politique, dans ses relations à l’autre à travers conflits, abandons, potentielles réconciliations.

Le lauréat
Sylvain Prudhomme est né en 1979. Il est l’auteur d’une dizaine de livres parmi lesquels Par les routes (Prix Femina 2019), Les Grands et Les Orages (L’Arbalète), tous salués par la critique et traduits à l’étranger. Sylvain Prudhomme partage sa vision du concept de frontière et son intégration dans le contexte de son œuvre littéraire. Découvrez ICI ses réflexions recueillies par le comité d’organisation de la 4e édition du Prix littéraire Frontières.

Cérémonie de remise de prix

Rencontre avec Sylvain Prudhomme

Les frontières …

Nous avons sollicité les 10 finalistes du Prix Frontières 2024 pour partager leur vision du concept et son intégration dans le contexte de leur œuvre littéraire.

Troisième édition du Prix Littéraire Frontières – 2023

Dima Abdallah, lauréate de la troisième édition

Née au Liban en 1977, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Mauvaises Herbes, son premier roman, paru chez Sabine Wespieser éditeur en 2020, a été très remarqué et a révélé le talent d’une auteure dont Bleu nuit confirme la vigueur et la singularité.

Présentation du roman :

« Je marche sur un fil. Je suis le funambule sur le fil tendu au-dessus des abysses de la mémoire. Il ne faut pas que je tombe. Je suis sur le fil qui menace de rompre au moindre faux pas. » Pendant des années, l’auteur de cet intense monologue est parvenu à tenir en laisse ses souvenirs. Tétanisé à l’idée d’affronter le monde extérieur, celui qui était devenu journaliste vit cloîtré dans son appartement, tout en parvenant à donner le change à sa rédaction. Un appel téléphonique fait basculer son existence : Alma, la seule femme qu’il ait aimée, vient de mourir. Le lendemain de son enterrement – auquel il s’avère incapable de se rendre –, il sort enfin de chez lui, décidant de vivre dans la rue après avoir jeté ses clefs dans une bouche d’égout.

Dans un périmètre bien délimité autour du cimetière du Père-Lachaise, il change d’emplacement tous les soirs, cherchant à conjurer les violentes réminiscences qui malgré tout le hantent : ce bleu profond de la mer qui l’obsède, ce soleil écrasant… Réfugié dans sa nouvelle errance, il ponctue ses semaines par des échanges fugaces, mais quotidiens, avec des femmes ou des jeunes filles, toujours les mêmes, dont le prénom rime avec celui de son Alma disparue. À son insu, comme si ces figures le révélaient à lui-même, des images refoulées de vergers en fleurs, des odeurs d’iode, d’anis ou de jasmin le submergent…

Renonçant à lutter contre l’insoutenable déferlante du passé, que ni les rituels, ni la drogue, ni l’alcool n’ont pu contenir, il baisse la garde… Ses nuits tourmentées, sur lesquelles veille la fidèle Minuit, une chienne rencontrée sur une tombe, il va les consacrer au récit du cauchemar éveillé dans lequel il se débat depuis si longtemps, et qu’il avait pourtant essayé de fuir en venant s’installer de l’autre côté de la Méditerranée.

Bouleversant portrait d’un homme en proie à ses fantômes, Bleu nuit est un livre d’une puissante humanité, celle de ces laissés-pour-compte rencontrés dans la rue, et celle d’un magnifique personnage, sombre et lumineux à la fois, luttant de toutes ses forces pour échapper au pire.

Deuxième édition du Prix Littéraire Frontières – 2022

Mariette Navarro, lauréate de la deuxième édition !

L’Université de Lorraine a remis samedi 9 avril son deuxième prix littéraire « Frontières » Léonora Miano à Mariette Navarro, pour son premier roman intitulé « Ultramarins » paru aux éditions Quidam.
Revivez la cérémonie en vidéo !

Mariette Navarro est née en 1980. Elle est dramaturge et intervient dans les écoles supérieures d’art dramatique. Depuis 2016, elle est directrice avec Emmanuel Echivard de la collection Grands Fonds des éditions Cheyne, où elle est l’auteure de deux textes de prose poétique, Alors Carcasse (2011, prix Robert Walser 2012) et Les Chemins contraires (2016). Et chez Quartett de 2011 à 2020, des pièces de théâtre, Nous les vagues suivi deLes Célébrations, Prodiges, Les Feux de poitrine, Zone à étendre, Les Hérétiques, Désordres imaginaires.

« Le roman m’a permis d’aller explorer les profondeurs de cette « désorientation »physique et intime. La Commandante ne plonge pas avec ses marins, pourtant, elle perd pied tout autant qu’eux au cours de la journée qui suit, et découvre des dimensions insoupçonnées au bateau qu’elle croyait commander ».

Mariette Navarro

Un cycle de rencontres « Écrire les frontières »

Affiche prix littéraire frontières - Leonora Miano

L’Université de Lorraine (le Crem et le Loterr) s’associe à la Maison des écrivains et de la littérature (Mél, Paris) dans le cadre d’un cycle de rencontres « Écrire les frontières », masterclass du Prix littéraire Frontières-Léonora Miano qui permettra d’accueillir d’octobre 2021 à avril 2022, 6 auteurs.es durant l’année universitaire afin d’aborder cette thématique sous divers angles (posture identitaire, dimension géopolitique, porosité entre fiction et réalité, transgression générique). L’enjeu est de saisir ainsi, sous l’angle de la création littéraire, les rapports entre un écrivain.e et les lieux, entre culture et territoire.

En partenariat avec les médiathèques-bibliothèques de la ville de Metz, la librairie « Autour du monde » (Metz), la librairie « le Hall du livre » (Nancy), le festival le Livre à Metz-Littérature & Journalisme (Metz), les rencontres se feront un mercredi par mois en début d’après-midi sur le campus du Saulcy pour le public étudiants (Licence Humanités, cours d’écriture créative, L3, UFR SHS) et en fin de journée pour tous chez les divers professionnels du livre associés.

Première édition du Prix Littéraire Frontières – 2021

la Cérémonie Des premiers Lauréats 2021

DÉCOUVREZ LES MEMBRES DU JURY DE L’ÉDITION 2021

Les 10 romans sélectionnés

Le comité de sélection

Anne-Marie Carlier (Librairie Autour du monde, Metz)
Grégory Hamez (Université de Lorraine)
Kheira Oudina (Université de Lorraine)
Nathalie Roelens (Université du Luxembourg)

Les PARTENAIRES 2021

Partenaires académiques : Université de la Grande Région | Center for Border Studies de l’Université de la Grande Région | Antiatlas des frontières | IFD Institut des frontières et discontinuités | Université de la Sarre | Université de Liège | Université du Luxembourg

Partenaires institutionnels : GECT Secrétariat du Sommet de la Grande Région | MOT Mission opérationnelle transfrontalière | DRAC Grand Est (Direction régionale des Affaires culturelles) | Région Grand Est | Conseil Départemental de la Moselle | Ville de Metz | Metz Ville Unesco | Cité Musicale-Metz | Le Livre à Metz-Littérature & Journalisme | Bibliothèques Médiathèques Metz | librairie « Autour du Monde » | librairie « le Hall du Livre » | The Conversation France